1 Samuel 26 : 8 - 9 : Abishaï dit à David : « Dieu livre aujourd'hui ton ennemi entre tes mains. Laisse-moi donc le frapper avec ma lance. Je le clouerai à terre d'un seul coup, je n'aurai pas à m'y reprendre à deux fois. » Mais David dit à Abishaï : « Ne le supprime pas ! En effet, qui pourrait impunément porter la main contre celui que l'Eternel a désigné par onction ?»

Ces versets se trouvent dans le contexte où les habitants de Ziph vont voir Saül pour lui dire que David est caché dans les collines de Hakila. Saül part et se rend au désert de Ziph avec 3 000 hommes pour chercher David dans le but de le tuer à cause de la jalousie et la perte de sa royauté, étant donné que David est oint pour devenir le prochain roi d’Israel. David aperçoit que Saül marche à sa poursuite dans le désert, il envoie les espions et sait avec certitude que Saül est arrivé. Alors David se lève et voit là où Saul campe et l’endroit où il se couche avec d’Abner son chef d’armée. David et Abishaï se rendent de nuit vers la troupe où se couche Saül entouré d’Abner et tous les autres. Personne ne les voit ni ne s'aperçoit de rien, et personne ne se réveille. Ils dorment tous d'un profond sommeil, parce que l'Eternel les y a plongés. L’Eternel donne à David l’opportunité de tuer son ennemi Saul mais il choisit de faire preuve de miséricorde et de laisser Dieu le venger quand le temps viendra (voire 1 Samuel 26 : 10 : « c'est l'Eternel qui le frappera, soit en le faisant mourir de mort naturelle, soit en le faisant périr à la guerre. »)

Se venger c’est obtenir pour soi la réparation d'un acte jugé offensant, ou calmer sa colère par un comportement violent.

La miséricorde fait référence à la pitié qui pousse à pardonner à un coupable, à un vaincu ; pardon accordé par pure bonté.

Ces versets nous enseignent que même dans les situations de persécution, de fuite, de désespoir… David choisit de montrer la miséricorde à son ennemi. Cela souligne l'importance de la non-violence et du pardon. Plutôt que de prendre les choses en main, agir selon sa colère, attendons avec patience la justice divine, croyons que Dieu interviendra au bon moment car à Lui appartient la vengeance.

Peut-être que la vie vous met au défi de vous venger comme David, de faire du mal à votre ennemi. Peut-être la colère vous fait croire que la vengeance vous fera du bien ou voir votre ennemi souffrir vous soulagera, … C’est normal de se sentir comme cela dans notre dimension humaine, mais aujourd’hui que le Saint Esprit nous aide à choisir le chemin de la miséricorde. Pardonner à ceux qui nous ont fait du mal peut paraître une faiblesse, accorder miséricorde à nos bourreaux peut être parfois dur, mais c’est le bon choix, c’est un grand pas dans notre vie de laisser Dieu s’occuper de nos ennemis. Que Dieu nous donne la force de toujours faire de bon choix, selon son amour.

 

Soyez béni (ie).

Power Vagheni

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