Galates 6 : 15 : En effet, [en Jésus-Christ,] ce qui a de l'importance, ce n'est ni la circoncision ni l'incirconcision, mais c'est le fait d'être une nouvelle créature.
Ce verset s’inscrit dans la conclusion de la lettre aux Galates, où Paul répond aux accusations portées contre lui, et corrige l’idée selon laquelle certaines pratiques juives devraient être ajoutées à la foi. Il réaffirme que seule la foi en Christ est nécessaire pour faire partie de la nouvelle communauté de Dieu.
Tout au long de l’épître, Paul s’oppose aux prédicateurs d’origine juive qui enseignent que les non-Juifs, venus à la foi en Jésus, doivent suivre la Loi : respecter le sabbat, observer les fêtes juives, manger casher et se faire circoncire. Ces prédicateurs prétendent également qu’en dehors de la Galatie, Paul tient le même discours qu’eux, mais qu’il aurait assoupli les exigences de la Loi pour gagner leur faveur. Ces propos poussent les Galates à observer des jours spéciaux, des nouvelles lunes, certaines saisons et années, et même à envisager la circoncision.
Cependant, Paul démontre que le salut ne repose pas sur des rites extérieurs, mais sur la foi en Jésus-Christ. Il encourage les croyants à porter les fardeaux les uns des autres, à semer pour l’Esprit plutôt que pour la chair, et à persévérer dans le bien. Il leur rappelle que pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ, ce qui importe, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis, mais d’avoir une foi qui se traduit par des actes inspirés par l’amour.
Il souligne également que, bien que libres en Christ, les croyants ne doivent pas vivre comme des hommes livrés à eux-mêmes ; au contraire, ils doivent, par amour, se mettre au service des autres. En effet, la Loi se trouve accomplie tout entière par l’obéissance à cette seule parole : « Aime ton prochain comme toi-même. »
Cette lettre aux Galates met en garde contre l’un des dangers qui menace l’Église à travers les âges : le légalisme. Elle exprime ce qu’est la véritable liberté chrétienne, celle des enfants de Dieu.
Paul termine sa lettre par une salutation écrite de sa propre main. Il en profite pour répéter ce qu’il a déjà affirmé sur le sujet qui l’occupe : peu importe d’être circoncis ou non, ce qui compte, c’est d’être une nouvelle créature.
Par légalisme, nous entendons le moyen pour être justes et approuvés. Il faut produire quelque chose pour gagner l’approbation de Dieu. Dans cette dynamique, le légalisme met l’accent à l’extérieur, sur la performance, l’apparence et les résultats (Léonard Mutzner).
Le légalisme est le souci de respecter scrupuleusement la lettre de la loi et les formes qu’elle prescrit, sans que le cœur et la conscience soient réellement engagés devant Dieu.
Spirituellement, il conduit à observer certains commandements de la parole de Dieu, en les séparant de leur portée morale ; on néglige ainsi la justice, la bonté et la fidélité (Mat. 23 :23) (Bibliquest).
Le danger : ce qui constitue une menace, un risque pour quelqu'un, quelque chose. Ce krach constitue un danger pour l’économie mondiale ; situation où l'on se sent menacé : Courir un danger. (Larousse).
Ce verset nous enseigne que ce qui compte aux yeux de Dieu, ce n’est pas la pratique de la Loi, les rites extérieurs comme la circoncision, les apparences visant à être approuvé ou considéré comme juste, mais bien la transformation intérieure par la foi en Jésus-Christ.
Paul s’oppose à l’idée selon laquelle le salut dépend du respect de règles religieuses. Il rappelle que nous sommes sauvés par la foi et non par des pratiques imposées. Cela nous encourage à ne pas juger notre valeur spirituelle sur des critères extérieurs, mais sur notre relation vivante avec Dieu. L’appartenance au peuple de Dieu ne dépend pas des traditions religieuses, mais du fait d’être une « nouvelle créature », c’est-à-dire vivre différemment, selon les principes du Royaume de Dieu.
Ce verset nous invite à rechercher un changement profond qui se manifeste dans notre manière d’aimer, de servir et de marcher selon l’Esprit, afin de ne pas satisfaire les désirs de la chair.
La foi en Christ nous renouvelle et nous donne une nouvelle identité, basée sur la grâce plutôt que sur les œuvres de la Loi.
Malheur à vous, hypocrites, car vous vivez dans les apparences des règles religieuses : payer la dîme, appartenir à un ministère, jeûner peut-être une à cinq fois par semaine, aider les pauvres pour être applaudi… alors qu’à l’intérieur, vous êtes remplis de vols, de toutes sortes d’impuretés et d’injustices. Nettoyez d’abord votre intérieur en acceptant Jésus comme votre Sauveur et Seigneur par la foi, afin que l'extérieur devienne pur également (voir Matthieu 23 : 23-27).
Actuellement, nous sommes devenus esclaves de « qu’en dira-t-on », nous veillons plus à l’apparence pour décrocher l’approbation des hommes, du pasteur, des autres frères et sœurs en Christ que nous oublions de travailler notre intérieur pour être réellement ce que Dieu veut que nous soyons. Aujourd’hui, ce message nous met en garde contre le danger de vivre notre vie chrétienne dans le légalisme. Il nous invite à la vivre par la foi en Jésus, en nous laissant conduire par le Saint-Esprit.
Jésus-Christ est notre modèle, et nous devons vivre notre marche de foi sous l’inspiration du Saint-Esprit. Cela signifie que nous ne serons pas toujours approuvés par les hommes et que nous ne pourrons pas satisfaire tout le monde en cherchant à suivre à la lettre toutes les lois et exigences. Ce qui importe avant tout, c’est d’avoir l’approbation de Dieu, et cela n’est possible qu’en vivant notre vie chrétienne dans la foi, guidés par l’Esprit de Dieu, afin de discerner à chaque instant ce qui est agréable au Seigneur.
Soyez béni (ie) et vivez par la foi en Jésus sous la direction du Saint Esprit.
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